17.09.2007
Le théâtre : appendice du show-biz, cest la faute à Vilar!!
Avant Jean Vilar et la création du Festival d’Avignon, dans les années 1950, les spectateurs de théâtre : théâtre classique, théâtre de boulevard etc.. semblaient choisir les spectacles sur le critère principal de l’auteur. Voir jouer du Corneille ou du Guitry suivant les goûts, les humeurs et les cultures.
Puis Jean Vilar a mis les projecteurs sur la mise en scène, le spectateur allait voir du Corneille mis en scène par Jean Vilar.
Les acteurs de théâtre jouant plus régulièrement que leurs aînés au cinéma et commençant à y devenir des vedettes, les spectateurs allaient voir le Cid de Corneille mis en scène par Jean Vilar avec comme acteur Gérard Philippe.
Les metteurs en scène ont pris un rôle de plus en plus déterminant : Planchon, Chéreau, Pitoëff, Brook…
La tendance était donc de voir une pièce d’un auteur mise en scène par un grand metteur en scène.
Bien évidemment Gérard Philippe a eu des descendants : Michel Bouquet, Michel Aumont, Claude Brasseur, Philippe Noiret, Jacques Weber..
Ces acteurs étant souvent des acteurs de cinéma connus et appréciés du grand public, le rôle de l’acteur a pris une place prépondérante dans les choix du public pour se rendre au théâtre.
Pourquoi pas ? Tout cela restait dans une qualité de haut niveau.
Puis les théâtres, notamment les théâtres parisiens privés ont pris l’habitude de mettre deux pièces à l’affiche par saison, les acteurs « s’investissaient » de plus en plus dans le spectacle puisque certains avaient des cachets qui étaient indexés sur le coût des billets vendus.
Il fallait trouver des acteurs et ils souhaitent avoir un rôle primordial à l’affiche.
Aujourd’hui, on va voir Arthur (présentateur télé, producteur) jouer une pièce de Francis Veber (cinéaste) !! On annonce aussi Muriel Robin, Line Renaud etc..
Le show-biz envahit les théâtres !!!!!!! Le public va envahir les théâtres.
La culture pour tous – OUI – à n’importe quel prix ( à titre indicatif, prix moyen des places des théâtres privés à Paris 40€) –NON-
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Jean-Pierre GALLEMAND
22:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : culture, théâtre, arthur, show-biz, vilar










