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18.11.2008

François Bayrou : premier secrétaire du PS !

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Pendant la campagne des présidentielles, que n’a-t-il encaissé de coups de la droite, de la gauche. Souvenez-vous ce naïf qui pensait que les français étaient las des appareils politiques – qui rêvassait à un monde où les clivages gauche-droite étaient dépassés où les partis politiques traditionnels avaient perdus leur âme et leur programme. Un poète qui connaissait plus la poésie française dont il est capable de déclamer des dizaines d’œuvres – un homme politique capable de diriger le pays – NON-

Le scintillant Sarkozy ou la belle Ségolène semblaient être à la hauteur !

Qui a été la vedette du congrès de Reims ? François Bayrou ! Les socialistes, à cours d’idées, plongés dans des haines fratricides dignes des tragédies, se posaient la question de savoir s’il était opportun de prendre contact avec François Bayrou et le Modem.

Nous sommes en 2008, les élections présidentielles sont en 2012 ! Que restera-t-il du PS en 2012 ? Pour reprendre une expression de Bayrou, le PS est coupé en deux : ceux qui rêvent d’un PS de gauche proche des ouvriers, une espèce de clone de l’Union de la Gauche et ceux qui pensent que le parti socialiste doit être un parti de la social-démocratie.

François Bayrou, en refusant d’appeler à voter Royal ou Sarkozy a construit une ligne politique claire. Ceux qui veulent se rallier à lui sont les bienvenus. Le PS doit se remettre de son traumatisme de 2002 : jamais, ils n’ont été capables de créer un programme de gouvernance cohérent, ils ont gagné les élections locales par dépit des électeurs face à la machine sarkoziste mais pas sur un programme. Aujourd’hui, ils sont essoufflés par leurs joutes verbales pour se détruire les uns les autres.

Que penserait Mitterrand de ses discours aussi veules ! Que les socialistes fassent un programme, choisissent celui ou celle capable de défendre ce programme et les choses iront mieux et un rapprochement vers le Modem sera envisageable – à ce jour, rien n’est possible avec « ces gens là » !

 

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19.08.2008

François Bayrou devrait tenir le rôle de principal opposant à Nicolas Sarkozy ?

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Les français sont mécontents de leur président, de leur gouvernement, ils sont victimes de la baisse du pouvoir d’achat, de la hausse des carburants, des ressources de chauffage…

François Bayrou pourrait apparaître comme un recours voire un secours!

Il échoue dans cette mission car ses critiques à l’encontre du pouvoir ne sont pas étayées par des solutions alternatives.

Critiquer, il en restera toujours quelque chose semble dire Ségolène Royal – son parti en lambeaux ne propose plus rien de significatif depuis l’échec de 2002. Les socialistes les plus réalistes le comprennent et le dénoncent.

François Bayrou a un parti dans lequel, il n’est pas contesté – il y a eu des pertes, ils sont partis et puis…

François Bayrou ne pourra s’imposer que s’il propose aux français, au cas par cas, une solution différente. Etre celui qui critique et qui propose, voilà la solution.

JP Gallemand

18.05.2008

Ségolène Royal : la reine du paralogisme ?

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Ségolène Royal repart en campagne.

Officiellement pour le poste de premier secrétaire du PS, en fait pour être la candidate du PS en 2012. Devant Laurent Delahousse, sur France 2, elle a tenté d’expliquer que le candidat naturel aux élections présidentielles devait être le « chef » du parti.

Sur ce point, elle a raison. Pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il pu mener une campagne tambour battant, parce que sa place de leader de l’UMP était acquise de longue date. Pourquoi François Bayrou a-t-il pu mener sa campagne et tripler ses voix par rapport à 2002, c’est parce qu’il était le « patron ». 

Ségolène Royal, entre ses débats participatifs et ses « grands oraux » avec DSK et Fabius, a perdu de longues semaines.

Le chef charismatique d’un parti est naturellement le candidat mais où elle tombe dans le paralogisme, c’est lorsqu’elle veut être chef d’un parti qui est sans projet, sans programme.

Depuis 2002, les socialistes promettent aux Français de se remettre de leur traumatisme, de se réunir et de mettre au point un projet.

A ce jour, onze prétendants ou prétendus prétendants au poste de premier secrétaire et aucun projet à l’horizon.

Alors, ce soir, elle a déjà commencé à faire du caporalisme, en indiquant que les socialistes devront avoir des propos non-agressifs vers les autres socialistes ! Tenir des propos, non-conformes à la pensée unique de Ségolène constitue déjà une faute !

La politique, c’est à mon sens : un projet politique sérieux, chiffré, puis l’homme ou la femme du parti le plus compétent pour le porter est candidat aux élections.

Le parti socialiste est loin de cela, il est en train de se « verdiser ». Si un groupe solide de socialistes ne  prend pas en main, le parti, les adhérents du PS feront comme chez les « Verts », ils finiront par voter pour savoir ce sur quoi ils vont voter !

A ce jour, le parti socialiste dispose d’un « boulevard » pour se faire entendre des Français qui sont très majoritairement déçus de Nicolas Sarkozy – mais se faire entendre ce n’est pas uniquement fustiger le président de la république.

Critiques et projets constructifs ! Rien de cela en l’état.

Bertrand Delanoë semble incontestablement plus apte à fédérer le PS, puis en 2011, il sera temps de désigner un candidat aux présidentielles !

Jean-Pierre Gallemand.

21.01.2008

Le Modem et les élections municipales : les conséquences ?

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Le Modem a fait choix d’être présent partout en France lors des élections municipales, en proposant aux électeurs des listes composées exclusivement d’adhérents ou de sympathisants Modem soit en faisant des alliances si le Modem ne pouvait à lui seul espérer des résultats significatifs. Les alliances se faisant soit avec la droite soit avec la gauche.

Ce choix a une certaine logique à la fois politique (au sens noble du terme) et en tenant compte de la jeunesse du mouvement qui n’a pas encore eu le temps de se structurer de manière définitive.

Les électeurs donneront leur verdict sur  ce choix et il sera possible de mesurer l’impact de ce parti, après les 19% de François Bayrou.

Quels que soient les résultats obtenus, on peut se poser la question de savoir les répercutions au sein de ce parti.

Les élections municipales ne risquent-elles pas de créer des séquelles comme les élections européennes en ont créé au sein du Parti Socialiste ?

Ce dernier a le plus grand mal à cicatriser les plaies et les « saignements » ont failli resurgir lors du vote du traité simplifié. Si la campagne des municipales et cantonales n’étaient pas dans quelques semaines de nouvelles scissions, mouvances pouvaient se produire.

Le Modem, lorsqu’il présente seul des listes ne craint rien ou peu : si le score est bon François Bayrou et subsidiairement le Modem montreront qu’ils avaient fait « le bon choix » et que l’avenir est lumineux tant pour les élections européennes que présidentielles. Si les résultats sont médiocres, des militants, des sympathisants se poseront des questions mais rien ne sera définitif.

La vraie question est lorsque le Modem s’allie avec une liste de droite ou de gauche. Si les résultats sont satisfaisants, le Modem aura des élus. Ces derniers, par devoir de loyauté, auront une hypothèque voire une dette pour leur avenir politique et leurs choix. Quand viendra le temps des élections nationales, ils seront « liés » par leurs engagements locaux. Cette hypothèse est d’autant plus probable que l’UMP et le PS veulent ( en l’état) donner une valeur de test national à ces élections municipales.

Elu sur une liste, qui aura reçu le soutien d’électeurs qui ont voulu donner une voix de soutien à Nicolas Sarkozy ou au PS ( voire en l’espèce à Ségolène Royal) comment, après, faire valoir en toute honnêteté son soutien à François Bayrou ?

Les listes de gauche ou de droite ne vont pas, au niveau de la politique locale, mener des politiques identiques !

Dans l’hypothèse où les résultats seraient mauvais pour le Modem et qu’il aurait peu d ‘élus, les candidats resteront toujours ceux qui ont été sur la liste du PS ou de l’UMP.

Au lendemain des élections municipales, il est à craindre que des adhérents du Modem décident de « rentrer dans le clivage gauche-droite » et rejoignent des mouvements qui d’obédience centriste se sont définis par rapport aux alliances soit avec la gauche soit avec la droite.

La « politique réalité », c’est à dire la bipolarisation de la France risque d’emporter des adhérents ou de créer comme au PS des courants.

Jean-Pierre GALLEMAND.

 
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