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21.03.2008

Si François Bayrou fait un recours, il risque d’en prendre plein Pau !

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François Bayrou a convaincu près de 20% des électeurs aux élections présidentielles car il semblait des principaux candidats, celui qui avait une bonne image de présidentiable.

Mesuré dans ses propos, opposé à des querelles stériles et se refusant aux attaques personnelles.

Il incarnait une image de président rassembleur, face à un Nicolas Sarkozy très agité et à une Ségolène Royal très instable !

C’est cette image que les français retiennent et qui lui donne aujourd’hui du poids lorsqu’il critique et paraît le principal adversaire de Nicolas Sarkozy, plus exactement de la politique de Nicolas Sarkozy.

La conquête de Pau était risquée : François Bayrou n’a pas été élu certes il est battu à 342 voix, mais il est battu. Pour un chef de parti, une défaite est toujours un handicap même dans des élections locales car c’est une défaite qui servira de refrain en 2012.

Tout le monde est conscient que tout a été fait pour le mettre à genoux.

Cependant, il doit rester digne face à ces abus. Faire un recours présente le danger que le tribunal ne fasse pas droit à sa thèse et dans de telles conditions, l’échec en est d’autant plus meurtrissant.

S’il retourne devant les électeurs, ses deux grands adversaires, l’UMP et le PS vont tout mettre en œuvre pour l’humilier et le faire perdre à nouveau, ce qui serait pour lui catastrophique.

Cette tentative paloise n’était peut-être pas indispensable, il aurait été préférable qu’il manage mieux ses troupes, aller essuyer un deuxième échec serait un risque qu’il ne doit pas courir.

Il doit garder l’image de celui qui est au dessus de la mêlée, s’il se livre à ce qui sera interprété comme un recours de politique politicienne même s’il a des raisons de diligenter ce recours, risque de l’affaiblir.

Il serait peut-être plus opportun qu’il mobilise les adhérents du Modem dont une France a mal vécu les municipales.

Le courage oui, les mauvais combats non.

Jean-Pierre GALLEMAND.

14.03.2008

François Bayrou à Pau flirte avec les vieux démons de la droite ?

9c49be1b82f8a77e6b17b552e7c2ae74.jpgFrançois Bayrou a des sondages défavorables à Pau, il est logique que jusqu’au bout, il fasse campagne pour gagner.

Gagner à Pau est important pour lui voir article du journal le Monde :

http://www.lemonde.fr/municipales-cantonales/article/2008...

C’est aussi important pour le Modem car les adhérents après les municipales ne vont pas manquer de demander des explications à François Bayrou.

Par contre, utiliser des vieux démons de la droite pour lutter contre la « gauche archaïque » paraît être une lourde faute, contraire à l’esprit Modem.

C’est un langage à la Sarko ? Encore le président Sarkozy ménage plus la gauche que François Bayrou, en donnant des postes à des socialistes et en donnant certainement de nouveaux dès mardi prochain.

Ce langage « gauche archaïque » risque de plonger le Modem dans un modem « archaïque ».

Ci-dessous en totalité la dépêche AFP avec les propos de François Bayrou !

Au Modem on doit être calme, serein, ouvert et démocrate !

Jean-Pierre GALLEMAND

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10.03.2008

Le Modem de François Bayrou a-t-il une âme ?

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Le Mouvement Démocrate dit Modem a été créé pour mettre fin à l’UDF qui avait subi de nombreux départs de ses bédouins et qui ne correspondait plus aux attentes de ses créateurs.

L’UDF a subi deux revers, une première fuite des adhérents et notamment des plus prestigieux, lors de la création de l’UMP et une deuxième fuite lors des élections présidentielles. Les fuites se poursuivant d’ailleurs (Cavada) et vont se poursuivre car pour certains membres du Modem, il va être difficile de s’asseoir à une même table après les municipales.

L’idée fondatrice du Modem était intéressante : un constat la France va mal, les caisses sont vides, il faut mobiliser tous les femmes et hommes de bonne volonté pour redresser la France. Qu’importe les origines sociales, politiques, on créé une espèce de « parti de salut public » qui ne perdra pas son temps dans les querelles partisanes mais qui travaillera sur des projets – enfin c’est ce que j’avais compris.

Je ne reviendrais pas sur le deuxième tour des présidentielles et sur les législatives.

Les municipales : le Modem a fait exactement l’inverse de ce que les militants et notamment les primo-adhérents attendaient.

Au lieu de déterminer ses choix sur des projets locaux conformes aux projets nationaux, le Modem a choisi, le cas par cas.

Aucune ligne directrice, donc alliance à droite, à gauche, listes autonomes, en un mot la chienlit comme disait de Gaulle.

L’exemple le plus emblématique est Paris : Marielle de Sarnez, numéro 2 du parti, a échoué. Son score personnel est assez médiocre, alors qu’elle est connue des parisiens et des Français. Il aurait été opportun de donner très vite des orientations pour le second tour des élections et cela avant le premier tour. Soucieux d’une soi-disant indépendance, elle est au milieu du gué. Ségolène Royal ne cesse de prôner l’alliance PS-Modem dans toute la France, Hollande rejette cette idée et Bertrand Delanoë qui a eu un brillant succès se désintéresse de son cas. De Panafieu dans un soubresaut avant la mort, supplie dans un dernier souffle, un rapprochement UMP-Modem.

François Bayrou qui a longuement expliqué que l’élection de Pau était importante mais ne pourrait en rien, en cas d’échec, obérer sa victoire de 2012, appelle au secours sa « mémé » et va demander des concours à Alain Juppé et ressort un vieux discours contre la liste socialo-communiste !

Raisonnablement, que veut dire aujourd’hui être membre du Modem ?

Je ne parle pas des fans qui écrivent  bravo François  sur le site du Modem (certains ont des attitudes de fans de Claude François Bayrou !) mais de ceux qui pensent qu’une force nouvelle peut sortir la France de ses difficultés et qui savent qu’un parti sans élus et un club de réflexion (en ce moment la réflexion au Modem est plus proche des réflexions de la IV° république).

Le Modem joue sa crédibilité pour 2012 !

Battu aux législatives, massacré aux municipales (4,7% au plan national, moins que la LCR !!), il est temps de mettre de l’ordre dans les fils du Modem !!

Jean-Pierre GALLEMAND

04.02.2008

François Bayrou a cassé « mon Modem » !

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Après les élections présidentielles et le succès de François Bayrou, il paraissait souhaitable de créer le Mouvement des Démocrates, dit Modem.

L’UDF avait vécu et ce sigle était devenu peu lisible pour les français.

Les militants de l’UDF et en particulier les élus avaient fait choix de rejoindre l’UMP, par la succursale du Nouveau Centre et autres officines…

Donner de la clarté et de la lisibilité autour de François Bayrou était devenue une nécessité.

Le calendrier électoral étant rapide, ce n’est qu’à la fin de l’année 2007 que le Modem était juridiquement créé.

La gageure était importante : comment fédérer dans un même parti des hommes et des femmes dont les deux principaux objectifs étaient le rejet de la politique politicienne et le souhait de voir un renouvèlement des cadres et plus généralement du personnel politique.

Les idées d’abord, les étiquettes politiques après !

Mettre au cœur de la vie politique un parti où les adhérents pouvaient venir de tout horizon, était une belle idée mais était-ce raisonnable voire envisageable ?

Aux élections législatives, quelques grincements de dents apparaissaient : le TSS (Tout Sauf Sarkozy) avait été un moteur important dans le choix des militants et ils auraient aimé éviter que Nicolas Sarkozy puisse obtenir une majorité parlementaire trop conséquente.

Une vague bleue, un tsunami orange aux élections législatives !

Il était indispensable de tirer les leçons de ces élections – les élections municipales et cantonales devaient permettre au Modem de tisser sa toile et notamment en province.

La première réflexion devait se porter sur l’opportunité ou non de présenter des listes Modem : critères, nombres de villes etc.

Seuls des critères objectifs et compréhensibles par les électeurs devaient être retenus.

Au contraire, sous prétexte d’être présent et de se réunir sur des programmes locaux et non nationaux, le Modem est partout et une nouvelle fois on élude la question du deuxième tour !

Comment les militants, les électeurs peuvent comprendre les soutiens à gauche, à droite voire l’autonomie qui devra se conclure par une alliance dans l’urgence au second tour !

Comme chantait Brassens :

« Jugeant qu’il n’y a pas péril en la demeure

Allons vers l’autre monde en flânant en chemin

Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure

Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain

Or, s’il est une chose amère, désolante

En, rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater

Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée

Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente

D’accord, mais de mort lente… »

Sous prétexte d’être un jeune parti, le Modem veut faire feu de tout bois.

Cette précipitation est dangereuse pour l’avenir du Modem. Lorsque les élections municipales auront donné des résultats catastrophiques – en l’état François Bayrou n’est même pas certain d’être élu à Pau : que restera-t-il de ce mouvement ?

Les jeunes, les primo-adhérents  qui constituent maintenant le gros des troupes seront dans quel état d’esprit ?

Passer d’un parti d’élus à un parti de militants, c’est un long chemin.

François Bayrou, de plus en plus seul, a le plus grand mal à arrêter les « hémorragies de militants » qui se sont vus, contre toute attente, imposer des ordres parisiens et sont de plus en plus désemparés.

Y-a-t-il un pilote au Modem ?

Les dés sont jetés, il faut laisser passer l’orage des municipales et cantonales.

Pour reprendre une expression à la mode, il faudra faire « un Grenelle du Modem » : qui sommes-nous, que voulons-nous, quel projet politique nous uni, quelle structure, quels dirigeants seront les nôtres ? Voilà les questions que le Modem devra résoudre, pour espérer reprendre du souffle pour les européennes.

François Bayrou a désespéré des militants, sa gestion au « cas par cas » des élections municipales laissera des séquelles graves.

« Mon Modem » est cassé, espérant qu’il pourra être réparé après les municipales !

Jean-Pierre GALLEMAND

 
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