09.05.2009
Quand le bobo land de la gauche caviar écrit au P.-S. !

Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée par des « artistes de gauche » pour prendre à partie Martine Aubry : ils osent écrire « Quant à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le redeviendrez, vous saurez où nous trouver. » De gauche ? A la gauche de qui ?
Artiste de qualité, nous le concédons mais de gauche ?
La gauche à la Jack Lang, oui c’est là – la gauche caviar : demandez aux intermittents du spectacle, aux techniciens et aux directeurs de théâtre qui ont à supporter leurs caprices s’ils sont de gauche ?
On peut concevoir leur désaccord avec la loi Hadopi (Arditi sur RMC au GG semblait bien mal connaître le sujet) – de là donner des leçons à la gauche !
Ils se prennent pour qui ? Une égérie de Saint Germain des près qui préfère vivre dans l’Oise et un acteur grand public pour grand fric !
Que cette loi porte atteinte aux libertés fondamentales de notre France, soit accepté pour faire plaisir à ces bobos ! Ill y a un problème de téléchargement mais un peu de dignité pour les millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté.
La seule chose que l’on peut leur accorder, c’est qu’ils ne prêchent pas pour leur paroisse car qui les téléchargent ?
La lettre in extenso des artistes en colère, envoyée au PS :
Madame la Première Secrétaire,
Depuis toujours nous avons soutenu la gauche. Chaque fois que vous avez fait appel à nous, nous avons répondu présent. Pas par devoir. Moins encore par intérêt. Par désir et par conviction.
La gauche - notre famille - c'était le refus d'un ordre purement marchand. C'était la protection du faible contre le fort. En particulier pour la culture. En ne les abandonnant pas à la seule loi du marché, la gauche avait sauvé les artistes dans notre pays. C'était vrai, en particulier, des dispositions prises sous François Mitterrand. Ceux de nos voisins qui n'ont pas fait ce choix-là n'ont plus de cinéma ni de musique.
En vous opposant, à l'occasion de la loi "Création et Internet", à ce que des règles s'imposent aux opérateurs télécommunications (comme vous les aviez imposées naguère aux opérateurs de télévision et de radio) pour qu'ils cessent de piller la création, vous venez de tourner le dos de manière fracassante à cette histoire commune.
Vous étiez la résistance à la déréglementation, à la loi de la jungle et du plus fort qui assassine la diversité culturelle. Vous êtes désormais, par l'effet d'une étrange ironie de l'histoire, les avocats du capitalisme débridé contre les droits des artistes à l'heure du numérique.
Souvenez-vous-en : le droit d'auteur est un droit de l'homme. Ce n'est pas parce que les PDG des nouvelles multinationales portent des jeans et des tee-shirts que leur âpreté et leur cupidité est moindre. Pour être cool en apparence, le capitalisme numérique n'en est pas moins sauvagement prédateur ! Héraclite nous enseigne : "le Peuple doit combattre pour ses lois comme pour ses murailles".
En faisant échec au vote de cette loi à l'Assemblée vous nous avez adressé un message de rupture. Par la présente, nous en accusons réception.
Vous avez perdu notre soutien - peut-être n'est-ce pas si grave après tout ? Mais il nous semble aussi, et cela est plus fâcheux, que vous avez également perdu votre âme.
Quant à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le redeviendrez, vous saurez où nous trouver.
Veuillez croire, Madame la Première Secrétaire, en l'expression de nos salutations attristées.
Pierre Arditi, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Bernard Murat, Michel Piccoli
08:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hadopi, gréco, arditi, martine aubry










