26.05.2009
François Bayrou, son tracteur et les électeurs.

François Bayrou, son tracteur et les électeurs.
Non, ce n'est pas une fable de La Fontaine, même pas une fable du tout !
François Bayrou, après les élections présidentielles de 2007 et les législatives a été malmené, ignoré, ridiculisé - en un mot plus benêt que les Guignols ne nous ne le disent.
Pour parachever son chemin de croix, ses « amis » même les plus proches ont préféré le quitter : on ne cohabite pas avec un looser. Beaucoup voyaient cette épreuve durer jusqu'en 2012, date à laquelle l'assaut final aurait été donné. On achève même les chevaux et en particulier ceux de François Bayrou.
Les médias l'ignoraient et de temps à autre, donnaient une « piqûre de rappel » pour bien s'assurer que la bête était morte.
Les élections européennes, où il n'est pas candidat, devaient être un non-événement pour François Bayrou et le Modem.
Le duel devait être entre l'UMP et le PS (et ses satellites) - Daniel Cohn-Bendit aurait du être celui qui devait animer le débat, une espèce d'Arlette Laguiller en éternel candidat et Besancenot le « premier prix de la révélation masculine. »
Aujourd'hui, le Modem est crédité de 14%, le PS se bat et se débat dans ses courants et contre-courants, l'UMP n'arrive pas à mobilier et les satellites se délitent au gré du temps.
Y a quelque chose qui cloche là-dedans
J'y retourne immédiatement. (Boris Vian)
Ce qui cloche, c'est François Bayrou : « Abus de pouvoir » présentait comme un texte au vitriol pour dissoudre le président de la république et se venger de lui - les français n'accrochent pas à l'argument.
La critique négative, sans objectifs et programme mis en avant comme un épouvantail, ça ne marche pas.
Souvenez-vous, un candidat aux élections disait qu'il voulait rompre avec les clivages politiques et rassembler autour de lui les meilleurs : que fait ou tente de faire le candidat aujourd'hui président en choisissant Kouchner, peut-être Allègre, demain ?
Le PS ne pouvait même pas dialoguer avec François Bayrou, que propose aujourd'hui son ancien secrétaire général (tant regretté car ancien) ?
Les français déçus du président du pouvoir d'achat, désœuvrés devant un PS qui depuis 2002 va se mettre en ordre de bataille, la semaine prochaine...ils se disent ce François Bayrou qui s'exprime en français, qui ne veut en aucun cas être le roi du bling-bling où monter des spectacles au Zénith avec un imprésario -SI ON TENTAIT l'expérience.
Aux européennes, les risques sont peu élevés, se disent les français, si nous testions le Modem et son président en attendant 2012.
« Presque tous les hommes peuvent faire face à l'adversité, mais si vous voulez tester la capacité de quelqu'un, donnez-lui le pouvoir » Abraham Lincoln
Testez chers français !
JPG de www.desk-textos.fr

18:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, européennes, 2012
09.05.2009
Quand le bobo land de la gauche caviar écrit au P.-S. !

Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée par des « artistes de gauche » pour prendre à partie Martine Aubry : ils osent écrire « Quant à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le redeviendrez, vous saurez où nous trouver. » De gauche ? A la gauche de qui ?
Artiste de qualité, nous le concédons mais de gauche ?
La gauche à la Jack Lang, oui c’est là – la gauche caviar : demandez aux intermittents du spectacle, aux techniciens et aux directeurs de théâtre qui ont à supporter leurs caprices s’ils sont de gauche ?
On peut concevoir leur désaccord avec la loi Hadopi (Arditi sur RMC au GG semblait bien mal connaître le sujet) – de là donner des leçons à la gauche !
Ils se prennent pour qui ? Une égérie de Saint Germain des près qui préfère vivre dans l’Oise et un acteur grand public pour grand fric !
Que cette loi porte atteinte aux libertés fondamentales de notre France, soit accepté pour faire plaisir à ces bobos ! Ill y a un problème de téléchargement mais un peu de dignité pour les millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté.
La seule chose que l’on peut leur accorder, c’est qu’ils ne prêchent pas pour leur paroisse car qui les téléchargent ?
La lettre in extenso des artistes en colère, envoyée au PS :
Madame la Première Secrétaire,
Depuis toujours nous avons soutenu la gauche. Chaque fois que vous avez fait appel à nous, nous avons répondu présent. Pas par devoir. Moins encore par intérêt. Par désir et par conviction.
La gauche - notre famille - c'était le refus d'un ordre purement marchand. C'était la protection du faible contre le fort. En particulier pour la culture. En ne les abandonnant pas à la seule loi du marché, la gauche avait sauvé les artistes dans notre pays. C'était vrai, en particulier, des dispositions prises sous François Mitterrand. Ceux de nos voisins qui n'ont pas fait ce choix-là n'ont plus de cinéma ni de musique.
En vous opposant, à l'occasion de la loi "Création et Internet", à ce que des règles s'imposent aux opérateurs télécommunications (comme vous les aviez imposées naguère aux opérateurs de télévision et de radio) pour qu'ils cessent de piller la création, vous venez de tourner le dos de manière fracassante à cette histoire commune.
Vous étiez la résistance à la déréglementation, à la loi de la jungle et du plus fort qui assassine la diversité culturelle. Vous êtes désormais, par l'effet d'une étrange ironie de l'histoire, les avocats du capitalisme débridé contre les droits des artistes à l'heure du numérique.
Souvenez-vous-en : le droit d'auteur est un droit de l'homme. Ce n'est pas parce que les PDG des nouvelles multinationales portent des jeans et des tee-shirts que leur âpreté et leur cupidité est moindre. Pour être cool en apparence, le capitalisme numérique n'en est pas moins sauvagement prédateur ! Héraclite nous enseigne : "le Peuple doit combattre pour ses lois comme pour ses murailles".
En faisant échec au vote de cette loi à l'Assemblée vous nous avez adressé un message de rupture. Par la présente, nous en accusons réception.
Vous avez perdu notre soutien - peut-être n'est-ce pas si grave après tout ? Mais il nous semble aussi, et cela est plus fâcheux, que vous avez également perdu votre âme.
Quant à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le redeviendrez, vous saurez où nous trouver.
Veuillez croire, Madame la Première Secrétaire, en l'expression de nos salutations attristées.
Pierre Arditi, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Bernard Murat, Michel Piccoli
08:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hadopi, gréco, arditi, martine aubry










