18.05.2008
Ségolène Royal : la reine du paralogisme ?
Ségolène Royal repart en campagne.
Officiellement pour le poste de premier secrétaire du PS, en fait pour être la candidate du PS en 2012. Devant Laurent Delahousse, sur France 2, elle a tenté d’expliquer que le candidat naturel aux élections présidentielles devait être le « chef » du parti.
Sur ce point, elle a raison. Pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il pu mener une campagne tambour battant, parce que sa place de leader de l’UMP était acquise de longue date. Pourquoi François Bayrou a-t-il pu mener sa campagne et tripler ses voix par rapport à 2002, c’est parce qu’il était le « patron ».
Ségolène Royal, entre ses débats participatifs et ses « grands oraux » avec DSK et Fabius, a perdu de longues semaines.
Le chef charismatique d’un parti est naturellement le candidat mais où elle tombe dans le paralogisme, c’est lorsqu’elle veut être chef d’un parti qui est sans projet, sans programme.
Depuis 2002, les socialistes promettent aux Français de se remettre de leur traumatisme, de se réunir et de mettre au point un projet.
A ce jour, onze prétendants ou prétendus prétendants au poste de premier secrétaire et aucun projet à l’horizon.
Alors, ce soir, elle a déjà commencé à faire du caporalisme, en indiquant que les socialistes devront avoir des propos non-agressifs vers les autres socialistes ! Tenir des propos, non-conformes à la pensée unique de Ségolène constitue déjà une faute !
La politique, c’est à mon sens : un projet politique sérieux, chiffré, puis l’homme ou la femme du parti le plus compétent pour le porter est candidat aux élections.
Le parti socialiste est loin de cela, il est en train de se « verdiser ». Si un groupe solide de socialistes ne prend pas en main, le parti, les adhérents du PS feront comme chez les « Verts », ils finiront par voter pour savoir ce sur quoi ils vont voter !
A ce jour, le parti socialiste dispose d’un « boulevard » pour se faire entendre des Français qui sont très majoritairement déçus de Nicolas Sarkozy – mais se faire entendre ce n’est pas uniquement fustiger le président de la république.
Critiques et projets constructifs ! Rien de cela en l’état.
Bertrand Delanoë semble incontestablement plus apte à fédérer le PS, puis en 2011, il sera temps de désigner un candidat aux présidentielles !
Jean-Pierre Gallemand.
00:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, ps, premier secrétaire, 2012
05.05.2008
Le PS prépare 2012 ?
Depuis 2002, le PS est en crise. Il n’a pas su se rétablir suite à la défaite de Lionel Jospin.
Aujourd’hui, pas moins de huit candidats pour la succession de François Hollande, au poste de premier secrétaire du parti socialiste.
La situation du PS est simple voire simpliste, il gagne les élections locales et échoue aux élections nationales. Le motif est clair : pour les élections locales, il n’est pas exigé des candidats un programme, tout au plus des grandes orientations.
Pour les élections nationales, les français veulent connaître le programme du ou des candidats.
Le PS n’a pas de programme, pas de projet.
Fortement traumatisés en 2002, il est logique que les socialistes n’aient pu mettre sur place un programme, dans les quelques mois suivants la défaite.
A ce jour rien de nouveau en ce domaine : lors des élections présidentielles de 2007, Ségolène Royal lançait des idées du PS mais aussi personnelles. Elle maitrisait mal ses alliances éventuelles : son goût à vouloir se rapprocher du Modem sans donner la moindre « plateforme commune » d’idées qui aurait pu permettre un tel rapprochement.
Un parti politique ne peut réussir que s’il a un projet fort, novateur, original et que ce projet soit soutenu par un homme ou une femme le plus apte à cette mission.
Huit candidats : c’est la démonstration flagrante de cette impossibilité à mobiliser autour d’un projet.
Les militants vont choisir, un premier secrétaire pour mettre en place un projet, vont passer ce cap et choisir un candidat potentiel pour 2012 ?
Contrairement aux affirmations du PS, huit candidats n’est pas un signe de « bonne santé démocratique » mais au contraire, le signe qu’aucun candidat(e) charismatique ne peut s’imposer.
En l’état et je ne veux répondre pour eux, le moins mauvais choix pour garder des chances pour 2012 serait d’élire Bertrand Delanoë. Il paraît être le plus rassembleur pour mettre en place un programme voire pour être candidat.
JPGallemand.
15:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, delanoe, 2012










