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28.02.2008

François Bayrou : l’improbateur !

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François Bayrou a acquis ces dernières semaines, un véritable rôle d’improbateur à l’égard de Nicolas Sarkozy et de sa politique.

Autant je reste très improbateur sur la manière dont François Bayrou dirige le Modem, lors des élections municipales : le dernier exemple lyonnais est très significatif du désordre et de l’absence de gestion administrative du Modem – il faut admettre qu’il a retrouvé un rôle important au sein de la vie politique française.

Ce rôle est peut-être trop important aux yeux des palois qui semblent voir en lui un homme politique d’envergure nationale qui viendrait chez eux, chercher une légitimité du suffrage universel mais ne pourrait se consacrer à ses fonctions de maire.

Il est évident qu’une défaite à Pau serait dommageable mais ne changerait guère son destin national.

Il a su par des déclarations modérées, qui évidement sont à l’opposées de celles du président de la république, montrer que certains arguments soutenus pendant sa campagne électorale correspondaient à la dure réalité de la politique française.

Le « slogan », les caisses sont vides, c’est lui – pas de promesses dont le financement n’est pas assuré, c’est lui – et les exemples sont nombreux tant ses observations sur les 35 heures, le pouvoir d’achat, la croissance économique, le leurre des heures supplémentaires,  etc.

Désapprouver la politique et les prises de position fracassantes du président de la république c’est un fait – par contre, il donne à chaque fois, une solution ou rappelle un point de son programme.

Vivement dimanche prochain que les élections municipales et cantonales soient passées, pour permettre à François Bayrou de retrouver son véritable rôle dans la vie politique française, les Français en ont besoin.

Jean-Pierre GALLEMAND.

15.02.2008

François Bayrou : « A vous de juger » !

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Arlette Chabot avait invité, ce jeudi soir, François Bayrou, à l’émission « A vous de juger » !

Avoir accepté cette invitation était courageux : Arlette Chabot n’a pas su diriger les débats, un brouhaha indéfinissable et inaudible, de plus elle fut partisane.

Ce que je retiens de l’intervention de François Bayrou (quand il a pu avoir la parole), c’est qu’il a pour la première fois exprimé clairement que les opposants à Nicolas Sarkozy pourraient travailler ensemble.

Que l’on pourrait se diriger vers une « sociale démocratie ».

François Bayrou (sous les sourires narquois) avait exprimé lors de sa campagne présidentielle qu’il souhaitait travailler avec les meilleurs.

Aujourd’hui, cette idée de fédérer les gens de bonne volonté et compétents est acquise.

De même que tous les intervenants du débat ont souligné que François Bayrou lors de sa campagne présidentielle avait été le seul à mettre au cœur du débat les graves problèmes financiers de la France.

Hier, les deux représentants du PS : Pierre Moscovici et Emmanuel Valls, très conscients du travail de « rénovation » à faire au sein du PS et des erreurs commises lors des dernières présidentielles, semblaient prêts à entamer le dialogue pour un travail commun.

Une fois l’effervescence des élections municipales passée, il serait bon de faire prospérer cette idée et de la concrétiser pour faire face à la crise de la France.

Jean-Pierre GALLEMAND

04.02.2008

François Bayrou a cassé « mon Modem » !

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Après les élections présidentielles et le succès de François Bayrou, il paraissait souhaitable de créer le Mouvement des Démocrates, dit Modem.

L’UDF avait vécu et ce sigle était devenu peu lisible pour les français.

Les militants de l’UDF et en particulier les élus avaient fait choix de rejoindre l’UMP, par la succursale du Nouveau Centre et autres officines…

Donner de la clarté et de la lisibilité autour de François Bayrou était devenue une nécessité.

Le calendrier électoral étant rapide, ce n’est qu’à la fin de l’année 2007 que le Modem était juridiquement créé.

La gageure était importante : comment fédérer dans un même parti des hommes et des femmes dont les deux principaux objectifs étaient le rejet de la politique politicienne et le souhait de voir un renouvèlement des cadres et plus généralement du personnel politique.

Les idées d’abord, les étiquettes politiques après !

Mettre au cœur de la vie politique un parti où les adhérents pouvaient venir de tout horizon, était une belle idée mais était-ce raisonnable voire envisageable ?

Aux élections législatives, quelques grincements de dents apparaissaient : le TSS (Tout Sauf Sarkozy) avait été un moteur important dans le choix des militants et ils auraient aimé éviter que Nicolas Sarkozy puisse obtenir une majorité parlementaire trop conséquente.

Une vague bleue, un tsunami orange aux élections législatives !

Il était indispensable de tirer les leçons de ces élections – les élections municipales et cantonales devaient permettre au Modem de tisser sa toile et notamment en province.

La première réflexion devait se porter sur l’opportunité ou non de présenter des listes Modem : critères, nombres de villes etc.

Seuls des critères objectifs et compréhensibles par les électeurs devaient être retenus.

Au contraire, sous prétexte d’être présent et de se réunir sur des programmes locaux et non nationaux, le Modem est partout et une nouvelle fois on élude la question du deuxième tour !

Comment les militants, les électeurs peuvent comprendre les soutiens à gauche, à droite voire l’autonomie qui devra se conclure par une alliance dans l’urgence au second tour !

Comme chantait Brassens :

« Jugeant qu’il n’y a pas péril en la demeure

Allons vers l’autre monde en flânant en chemin

Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure

Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain

Or, s’il est une chose amère, désolante

En, rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater

Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée

Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente

D’accord, mais de mort lente… »

Sous prétexte d’être un jeune parti, le Modem veut faire feu de tout bois.

Cette précipitation est dangereuse pour l’avenir du Modem. Lorsque les élections municipales auront donné des résultats catastrophiques – en l’état François Bayrou n’est même pas certain d’être élu à Pau : que restera-t-il de ce mouvement ?

Les jeunes, les primo-adhérents  qui constituent maintenant le gros des troupes seront dans quel état d’esprit ?

Passer d’un parti d’élus à un parti de militants, c’est un long chemin.

François Bayrou, de plus en plus seul, a le plus grand mal à arrêter les « hémorragies de militants » qui se sont vus, contre toute attente, imposer des ordres parisiens et sont de plus en plus désemparés.

Y-a-t-il un pilote au Modem ?

Les dés sont jetés, il faut laisser passer l’orage des municipales et cantonales.

Pour reprendre une expression à la mode, il faudra faire « un Grenelle du Modem » : qui sommes-nous, que voulons-nous, quel projet politique nous uni, quelle structure, quels dirigeants seront les nôtres ? Voilà les questions que le Modem devra résoudre, pour espérer reprendre du souffle pour les européennes.

François Bayrou a désespéré des militants, sa gestion au « cas par cas » des élections municipales laissera des séquelles graves.

« Mon Modem » est cassé, espérant qu’il pourra être réparé après les municipales !

Jean-Pierre GALLEMAND

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