21.01.2008
Le Modem et les élections municipales : les conséquences ?
Le Modem a fait choix d’être présent partout en France lors des élections municipales, en proposant aux électeurs des listes composées exclusivement d’adhérents ou de sympathisants Modem soit en faisant des alliances si le Modem ne pouvait à lui seul espérer des résultats significatifs. Les alliances se faisant soit avec la droite soit avec la gauche.
Ce choix a une certaine logique à la fois politique (au sens noble du terme) et en tenant compte de la jeunesse du mouvement qui n’a pas encore eu le temps de se structurer de manière définitive.
Les électeurs donneront leur verdict sur ce choix et il sera possible de mesurer l’impact de ce parti, après les 19% de François Bayrou.
Quels que soient les résultats obtenus, on peut se poser la question de savoir les répercutions au sein de ce parti.
Les élections municipales ne risquent-elles pas de créer des séquelles comme les élections européennes en ont créé au sein du Parti Socialiste ?
Ce dernier a le plus grand mal à cicatriser les plaies et les « saignements » ont failli resurgir lors du vote du traité simplifié. Si la campagne des municipales et cantonales n’étaient pas dans quelques semaines de nouvelles scissions, mouvances pouvaient se produire.
Le Modem, lorsqu’il présente seul des listes ne craint rien ou peu : si le score est bon François Bayrou et subsidiairement le Modem montreront qu’ils avaient fait « le bon choix » et que l’avenir est lumineux tant pour les élections européennes que présidentielles. Si les résultats sont médiocres, des militants, des sympathisants se poseront des questions mais rien ne sera définitif.
La vraie question est lorsque le Modem s’allie avec une liste de droite ou de gauche. Si les résultats sont satisfaisants, le Modem aura des élus. Ces derniers, par devoir de loyauté, auront une hypothèque voire une dette pour leur avenir politique et leurs choix. Quand viendra le temps des élections nationales, ils seront « liés » par leurs engagements locaux. Cette hypothèse est d’autant plus probable que l’UMP et le PS veulent ( en l’état) donner une valeur de test national à ces élections municipales.
Elu sur une liste, qui aura reçu le soutien d’électeurs qui ont voulu donner une voix de soutien à Nicolas Sarkozy ou au PS ( voire en l’espèce à Ségolène Royal) comment, après, faire valoir en toute honnêteté son soutien à François Bayrou ?
Les listes de gauche ou de droite ne vont pas, au niveau de la politique locale, mener des politiques identiques !
Dans l’hypothèse où les résultats seraient mauvais pour le Modem et qu’il aurait peu d ‘élus, les candidats resteront toujours ceux qui ont été sur la liste du PS ou de l’UMP.
Au lendemain des élections municipales, il est à craindre que des adhérents du Modem décident de « rentrer dans le clivage gauche-droite » et rejoignent des mouvements qui d’obédience centriste se sont définis par rapport aux alliances soit avec la gauche soit avec la droite.
La « politique réalité », c’est à dire la bipolarisation de la France risque d’emporter des adhérents ou de créer comme au PS des courants.
Jean-Pierre GALLEMAND.
21:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, municipales, ps, royal











Commentaires
Vive Bayrou et le modem!!!!!!!!
Écrit par : rico | 23.01.2008
@ rico
formidable ce message qui alimente le débat démocratique!!! Comme disait le Général de Gaulle, il ne suffit pas de sauter comme un cabris et de dire "vive le modem"- votre enthousiasme sera peut-être récompensé, je l'espère pour vous mais aux municipales? a voir - bon courage à vous.
Écrit par : jpg | 23.01.2008
Un peu d'enthousiasme ne peut que faire du bien au vu du cynisme actuel.
Écrit par : rico | 24.01.2008
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